La microscopie à très haute résolution permet d'observer la matière vivante à l'échelle nanoscopique, non seulement d'un point de vue structural mais aussi d'un point de vue dynamique. Dans ce dernier cas, il s'agit le plus souvent de tracer des molécules cibles individuelles lorsqu'elles diffusent dans une cellule. Cependant, un important obstacle à cette technique concerne l'imperfection des marqueurs fluorescents utilisés pour étiqueter ces molécules cibles. Notamment, ces marqueurs ont tendance à "clignoter", c'est-à-dire à s'éteindre de manière transitoire, ce qui fait facilement perdre la trace des molécules individuelles.
Les chercheurs du CEA-Irig ont apporté une solution simple à cette difficulté. Après avoir compris l'origine du phénomène de clignotement (dans le cas d'une protéine fluorescente rouge), ils ont ajouté au microscope une faible illumination de l'échantillon avec un laser de couleur bleue. Le clignotement a fortement diminué et la qualité des traces de molécules uniques a fortement augmenté.